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En 1968, Manuel TORREIRO quitte la Galicie, «la seule région celte d'Espagne», pour venir s'installer chez son oncle à Genève. Bien qu'il ait réussi son diplôme de carrossier, en 1973, il n'a jamais exercé. «M'enfermer dans un garage? Quel horreur! Je préfère la vie au grand air», s'exclame Manuel sans l'ombre d'un regret. Au bout d'une année et demie, il renonce à vivre en appartement dans la cité de Calvin pour s'installer à Gaillard, et change complètement d'orientation professionnelle: il se spécialise dans la production d'herbes. Non, il ne travaille pas au Jardin anglais et ne cultive pas la marijuana. Manuel produit une vingtaine d'herbes aromatiques qui sont ensuite commercialisées principalement par Migros. Dans son sillage, se dégage des senteurs de coriandre, de basilique, de romarin ou d'aneth ("pourquoi tu crois que Manuel y se décarcasse?É"). Levé tôt pour être à l'Ïuvre à six heures (quitte à s'octroyer une petite sieste à la mi-journée), il fait preuve d'un enthousiasme inaltérable. A tel point, que le soir il s'occupe de son potager dans lequel il crée ses propres variétés: ses tomates, "presque marseillaise", pèsent en moyenne un kilo &endash; record 1,8 kilo&endash; une salade chacune!
Mais s'il aime bien mettre son grain de sel dans la cuisine, il ne met guère la main à la pâte: c'est le domaine réservé de son épouse &endash; car en fin de compte, il préfère le rôles de gastronome à celui de cuisinier..

Le père de Rebeca et Fabien (tout deux membres du club) a commencé la pratique de l'aïkido en 1983. alors qu'il se destinait au football. A 17 ans, il jouait en troisième division en Espagne. Mais si le ballon rond, lui a donné du souffle, il avait mis sa souplesse en veilleuseÉ «Au début, j'étais beaucoup trop raide, se souvient Manuel. J'ai dû travailler la souplesse. Heureusement, je n'avais pas peur des coups (nous en recevions souvent au foot). Cela m'a aidé pour les chutes.» Il gravit les échelons jusqu'au troisième dan, et prépare son quatrième. Affaire à suivreÉ